La fraiseuse Festool DOMINO DF 500 Q

Une fois n’est pas coutume, j’ai eu envie de vous présenter, non pas un outil que je viens de recevoir, mais une machine que j’utilise depuis quelques temps maintenant : la fraiseuse Festool DOMINO DF 500 Q.

De quoi s’agit-il ? D’une machine qui permet de réaliser des assemblages de manière rapide, facile et parfaite, pour fabriquer des panneaux, des cadres, des caissons, des meubles, etc.

Cet article me tient d’autant plus à coeur qu’il s’agit d’une machine relativement onéreuse (on approche les 900 eur ttc en prix tarif), qu’on hésite à acheter, mais qui, pour moi, peut réellement être « rentabilisée » après plusieurs projets bois, même pour un particulier, tant elle peut être utile (en menuiserie !).

Aux vues des nombreuses possibilités de cet outil, je ne vais pas vous faire une démonstration exhaustive mais, après une présentation comme il se doit, je vous proposerai 2 petits exemples d’utilisation concrète.

La Festool DOMINO DF 500 Q est toujours livrée en SYSTAINER, quelque soit la version choisie.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Grâce à ce système de rangement, c’est propre et bien agencé l’intérieur.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Avec, comme à l’habitude chez Festool, on retrouve une photo de l’intérieur sur le couvercle. C’est vraiment pratique pour tout remettre en place comme il faut !

Fraiseuse Festool Domino DF 500

La version DF 500 Q-Plus (ref. 574325) comprend, en plus de la machine elle-même :

  • fraise DOMINO (5 mm)
  • guide angulaire
  • clé de service (8 mm)
  • en SYSTAINER SYS 2 T-LOC

Fraiseuse Festool Domino DF 500

J’ai, pour ma part, également commandé la butée pour baguettes (ref. 493487) dont je vous expliquerai l’utilité plus loin.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Présentation de la machine

Voici donc la Festool DOMINO DF 500 Q :

Fraiseuse Festool Domino DF 500 Q

Quand on utilise la DOMINO, la plupart du temps, on abaisse la partie avant du bloc à colonnes, en déverrouillant le levier de blocage situé sur la gauche de la machine.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

On peut ainsi baisser la butée angulaire, à l’aide de la poignée, comme ceci :

Fraiseuse Festool Domino DF 500

La DOMINO est, en fait, constituée de deux parties : le bloc à colonnes et le bloc moteur.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Le bloc moteur, lui, ressemble vraiment au corps d’une petite meuleuse.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Avec une spécificité, cependant, le consommable (la fraise, dans ce cas-ci) tourne sur elle-même, bien entendu, mais effectue également un mouvement « pendulaire » qui usinera, au final, un trou oblong (exemple plus bas dans l’article).

Fraiseuse Festool Domino DF 500

La fameuse fraise − spécifique à la DOMINO − ici en 6 mm de diamètre.

Fraise de 6 mm pour Festool Domino

Le bloc à colonnes s’insère sur le bloc moteur de manière ferme et précise, sans aucun jeu.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Et, une fois assemblée, la machine offre cette vue :

Fraiseuse Festool Domino DF 500

En exerçant une pression sur le bloc moteur, on parvient à faire sortir la fraise et on peut la voir dépasser par la petite fenêtre sur l’avant de la machine.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Le dessous de la machine est en métal et permet de glisser facilement sur les pièces à usiner.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Petite vue de la fraise qui, en cours de travail, tourne et sort en se déplaçant latéralement (mouvement pendulaire).

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Après cette petite présentation du principe général, je vous propose un petit tour d’horizon des boutons, réglages et commandes.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Le modèle présenté ici et donc DF 500 Q. C’est la « petite » version qui offre la possibilité de travailler avec des fraises d’un diamètre maximum de 10 mm.
A noter qu’il existe un autre modèle, la DOMINO XL DF 700 Q qui permet, elle, de monter des fraises de 14 mm.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

La puissance de la DF 500 est de 420 W et la rotation à vide est de 25.500 tr/min.
Remarquez que mon modèle date (déjà) de 2012.  😉

Fraiseuse Festool Domino DF 500

L’interrupteur de marche/arrêt se situe sur le dessus.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

A côté, on trouve un sélecteur qui permet de choisir une largeur de fraisage (en fonction du tourillon DOMINO).

Fraiseuse Festool Domino DF 500

En fonction du choix de DOMINO, mais aussi de l’assemblage à réaliser (voir exemples en fin d’article), on peut aussi choisir une profondeur de fraisage.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

La butée angulaire peut être réglée de 0 à 90°, de manière à travailler sur le chant du panneau, sur sa face, en plein milieu.. ou bien sur une pièce inclinée.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Sur le côté droit, un autre levier de blocage permet de verrouiller la hauteur de fraisage choisie.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

On peut, ainsi, monter jusqu’à une hauteur de 40 mm (sur le chant d’une pièce).

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Festool propose, d’ailleurs, des préréglages d’épaisseur (16-20-22-25-28-36-40 mm), que l’on peut sélectionner à l’aide d’une petite glissière.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

La glissière agissant comme une simple butée « escalier ».

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Dans tous les cas, on a accès à une échelle précise, afin de pouvoir régler une autre épaisseur.
On voit, sur la photo ci-dessous, et en ayant choisi un préréglage de pièce de 20 mm, que la fraise usinera à une hauteur de 10 mm (la moitié d’un chant de 20 mm, vous suivez ? 😉 )

Fraiseuse Festool Domino DF 500

A l’arrière, le traditionnel (et très très pratique) connecteur « plug it ».
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une spécificité des machines Festool qui offre la possibilité d’utiliser un seul câble électrique pour (quasi) toutes les machines de la marque.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Le raccord d’aspiration est, selon moi, un des points faibles de cette machine.
Il est relativement récalcitrant à l’insertion et trop proche du corps de la machine…

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Ce petit bouton permet, comme sur une meuleuse traditionnelle, de bloquer l’arbre de la machine afin de pouvoir effectuer le changement de fraise.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

A noter le dispositif qui permet de désolidariser le bloc moteur du bloc à colonnes, à l’aide de la petite clé fournie.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Je reviens sur le bloc à colonnes qui, une fois replié, permet à la Festool DOMINO DF 500 Q de travailler, par exemple, en plein panneau.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

La machine est, d’ailleurs, très stable dans cette position.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

En début d’article, je vous ai montré que Festool fournissait, en standard, un guide angulaire (également appelé « butée latérale »).

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Celui-ci se fixe sur le bloc à colonnes, de cette façon :

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Et permet d’augmenter la surface de dépose en cas de fraisage en bord de pièce.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

On peut également voir, ici, les petits loquets de butée (sur ressort) qui permettent de travailler plus rapidement, sans devoir tracer un repère sur la pièce à usiner (cfr. exemple plus loin dans l’article).

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Le guide angulaire propose, également, des réducteurs de butée supplémentaires qui permettent (encore) de réduire l’écartement entre le bord de la pièce et la fraise.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

En parlant de fraise, la machine est donc livrée, en standard, avec une fraise de 5 mm mais je vous conseille d’acquérir, au moment de l’achat, les autres de 4-(5)-6-8-10 mm qui permettront d’utiliser toute la gamme de tourillons DOMINO adaptés au modèle DF 500.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Quand je parle de tourillons, je veux parler de ceux fabriqués par Festool.
Ils sont en hêtre (mais disponibles également en sipo) et possèdent une forme spécifique.

Remarque : ces petits bouts de bois, une fois en contact avec la colle, gonfleront très légèrement afin de parfaitement maintenir l’assemblage.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Pour ma part, j’ai directement acheté le SYSTAINER qui permet de les stocker.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Celui-ci contient des DOMINO en 4×20, 5×30, 6×40, 8×40, 8×50, 10×50 mm, ainsi que les (fameuses) fraises DOMINO en tailles 4, 5, 6, 8 et 10 mm.

J’ai donc un assortiment complet qui permet de répondre à de nombreux besoins.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Avec, comme toujours, la possibilité d’empiler les SYSTAINER pour un rangement/transport facilité !

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Mais avant de vous montrer des exemples d’utilisation, je voulais encore vous montrer un accessoire que j’ai reçu : la butée pour baguettes (fournie en version « SET », ref. 574427).

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Celle-ci se fixe sur la butée angarie du bloc à colonnes.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Et permet de maintenir facilement des pièces plus étroites (pas nécessairement des baguettes !) de 22 à 70 mm de largeur. Idéal, par exemple, pour assembler des tasseaux de bois.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Cet accessoire se range, d’ailleurs, aussi facilement car un emplacement est prévu pour dans le systainer de la Festool DOMINO DF 500 Q.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Avant de passer aux exemples d’utilisation, je tiens à rappeler que, comme toutes les machines Festool vendues dans le réseau officiel, celles-ci sont garanties 3 ans, et même contre le vol !

Fraiseuse Festool Domino DF 500

Exemples d’utilisation

Je précisais, en début d’article, que je n’allais pas montrer toutes les utilisations de cette machine. Tout d’abord car elles sont (beaucoup) plus nombreuses qu’on ne pourrait l’imaginer, mais aussi car cela engendrerait un article bien trop long.

Je vous propose donc 2 exemples concrets qui sont, pour ma part, les plus facile à comprendre et, finalement, peut-être les plus utiles.

Pour cela, je vais utiliser deux morceaux de bois.

Assemblage Festool Domino DF 500

Le premier exemple consistera en l’assemblage de ces deux morceaux, comme pour fabriquer un plateau de table.

Assemblage Festool Domino DF 500

Le deuxième exemple montrera, toujours à l’aide de ces mêmes morceaux, comment réaliser facilement un assemblage à 90°. Comme pour réaliser un caisson, par exemple.

Assemblage Festool Domino DF 500

La première chose est de connaître l’épaisseur de la pièce à usine.
J’utilise, ici, mon Kreg Multi-Mark, et je mesure 18 mm.

Kreg multimark tool

Epaisseur à reporter sur le réglage d’épaisseur de fraisage de la machine.
C’est un bon exemple car, vous l’aurez peut-être remarqué, les préréglages proposés par Festool (souvenez-vous la butée « escalier ») ne propose pas 18 mm. On a 16, puis directement 20 mm.
L’astuce, ici, est donc d’utiliser l’échelle et régler la hauteur de fraisage sur la moitié de 18 mm, c’est à dire 9 mm, pour que le trou soit situé à la moitié de l’épaisseur de la planche.

Assemblage Festool Domino DF 500

On verrouille, ensuite, le réglage, en abaissant le levier adéquat.

Assemblage Festool Domino DF 500

Pour le travail, étant donné que mes pièces font 18 mm, j’utilise des DOMINO de 6 mm d’épaisseur, ce qui correspond à la règle des tenons/mortaises : 1/3 de la hauteur totale.

Assemblage Festool Domino DF 500

En empilant 3 Domino de 6 mm, on voit bien que celui du milieu sera idéalement situé :

Assemblage Festool Domino DF 500

L’étape suivante consiste à choisir une profondeur de fraisage (jusqu’où ira la fraise quand on viendra l’enfoncer dans la pièce de bois).
Dans ce cas-ci, et comme j’utilise un tourillon DOMINO de 6 x 40 mm, je répartis la profondeur en fraisant 20 mm dans chaque pièce.

Assemblage Festool Domino DF 500

Personellement, j’aime bien vérifier que je ne me suis pas trompé en mettant la fraise en butée et en comparant cela avec la longueur du DOMINO. C’est bon, on est bien à la moitié ! 🙂

Assemblage Festool Domino DF 500

Je vais donc usiner deux trous (enfin 4 au total) pour placer les DOMINO de cette manière :

Assemblage Festool Domino DF 500

Pour savoir précisément à quel endroit, il y a 2 possibilités.
La première consiste à disposer les deux pièces de bois l’une contre l’autre, et à tracer un trait repère (ici à l’aide de mon crayon Pica-Dry présenté dans cet article).

Crayon Pica Dry

L’autre manière, plus rapide, consiste à utiliser les loquets de butée. On vient, simplement, glisser le bord de la pièce de bois contre celui-ci.

Assemblage Festool Domino DF 500

Ne pas oublier de brancher un aspirateur sur la machine, c’est, ici, indispensable pour que la poussière de fraisage puisse être évacuée du trou usiné.

Assemblage Festool Domino DF 500

Et, bien entendu, le courant !   🙂

Assemblage Festool Domino DF 500

J’oubliais, par contre, de régler la largeur d’alésage (ou fraisage) : ici, le réglage moyen, 19mm + diamètre de la fraise de 5 mm, soit 24 mm au total (pour un DOMINO de 20 mm de large).

Assemblage Festool Domino DF 500

Je commence donc pas aligner le repère tracé au crayon au centre de la fenêtre de la machine.

Assemblage Festool Domino DF 500

SAUF QUE, et vous pouvez prendre cette remarque comme un conseil et/ou une astuce :
Pour ma part, je n’utilise jamais la Festool DOMINO DF 500 Q lorsque celle-ci est en appui sur l’établi !
Pour quelle raison ? Regardez la photo ci-dessous, et vous constaterez que la butée ne repose pas sur la pièce de bois (écart de +/- 1,5 mm dans ce cas-ci). Ce qui fait que le réglage de hauteur de fraisage ne sert à rien, et que le trou ne sera pas usiné au centre du chant !

Assemblage Festool Domino DF 500

Je vous encourage donc à fixer (fermement) la pièce de bois sur l’établi (ici à l’aide d’un serre-joint Festool FS-HZ 160)…

Assemblage Festool Domino DF 500

… de manière à ce que la butée de la machine repose bien sur la pièce de bois, comme sur la photo ci-dessous :

Assemblage Festool Domino DF 500

Je replace, donc, la machine en alignant le repère préalablement tracé…

Assemblage Festool Domino DF 500

… j’enclenche le bouton marche / arrêt…

Assemblage Festool Domino DF 500

… et je viens presser la machine contre la pièce de bois, ce qui a pour fonction de faire rentrer la fraise et donc d’usiner le trou.

Assemblage Festool Domino DF 500

Le résultat :

Assemblage Festool Domino DF 500

Pour l’autre trou, et comme annoncé, je n’utilise pas de repère au crayon, mais simplement le loquet de butée (noir) de la machine.

Assemblage Festool Domino DF 500

Le résultat est le même (sauf que je n’ai pas du tracer avant).

Assemblage Festool Domino DF 500

Je fais, ensuite, la même chose pour l’autre morceau de bois :

Assemblage Festool Domino DF 500

Et il ne reste plus qu’à y insérer les tourillons DOMINO dans les trous.

Assemblage Festool Domino DF 500

Comme ceci :

Assemblage Festool Domino DF 500

Pour obtenir un assemblage PARFAIT !

Assemblage Festool Domino DF 500

Il faut, bien entendu, normalement ajouter de la colle mais les deux pièces sont déjà solidarisées.

Assemblage Festool Domino DF 500

Pour le deuxième exemple d’assemblage (à 90°), il y a quelques différences.

Assemblage Festool Domino DF 500

Tout d’abord les tourillons DOMINO ne seront pas insérés à la même profondeur.
Surtout sur la face de cette planche (à cause de sa « faible » épaisseur) :

Assemblage Festool Domino DF 500

Par contre, dans l’autre bout on peut y aller !

Assemblage Festool Domino DF 500

Etant donné que je travaille avec les mêmes tourillons DOMINO de 40 mm, je choisis de fraiser à une profondeur de 25 mm dans le chant du morceau ci-dessus (et je réglerai 15 mm pour l’autre morceau de 18 mm d’épaisseur, afin de ne pas le transpercer).

Assemblage Festool Domino DF 500

Je ne trace rien, ici, et j’utilise les loquets de butée. C’est plus rapide !

Assemblage Festool Domino DF 500

Premiers fraisages (de 25 mm de profondeur) dans le chant :

Assemblage Festool Domino DF 500

Je passe, ensuite, à la face et je règle 15 mm de profondeur.

Assemblage Festool Domino DF 500

A noter que je vais travailler, ici, en rebord de pièce. J’utilise donc la butée angulaire.

Assemblage Festool Domino DF 500

Ce qui me permet, comme prévu, d’augmenter la surface d’appui de la machine.

Assemblage Festool Domino DF 500

Les deux trous sont fraisés (et je ne suis pas passé à travers… 😉 ).

Assemblage Festool Domino DF 500

Il ne reste plus qu’à assembler :

Assemblage Festool Domino DF 500

Et c’est parfait !

Assemblage Festool Domino DF 500

J’ai donc deux morceaux alignés et maintenus, le tout à 90°.

Assemblage Festool Domino DF 500

Bien entendu, ici aussi, il faudrait de la colle mais l’assemblage est déjà résistant.

Assemblage Festool Domino DF 500

Voilà pour ces deux exemples d’utilisation.
Ceux-ci permettent déjà de réaliser beaucoup d’assemblages, rapidement et facilement, sur le principe des (faux) tenons / mortaises.

Assemblage Festool Domino DF 500

Et quand le travail est fini, les SYSTAINER s’assemblent sur l’aspirateur Festool (ici un CTL MIDI) ce qui permet un stockage et un transport facile.

Fraiseuse Festool Domino DF 500

La fraiseuse Festool DOMINO DF 500 Q est une machine originale (elle fait, d’ailleurs, l’objet d’un brevet d’exclusivité Festool) qui propose un système d’assemblage réunissant le principe du tourillons traditionnels et des lamelles (aussi appelées « biscuits »).

Le gros avantage est que, à la différence d’une lamelleuse, on peut également assembler des pièces étroites comme des tasseaux de bois, par exemple.

Festool propose deux versions de machines DOMINO, la DF 500 plutôt destinée à de la « petite » menuiserie (réalisation de plateaux, de cadres, de meubles, etc.) et la version « XL » DF 700, plus lourde et imposante, qui, elle, permettra d’utiliser de plus gros tourillons DOMINO afin de fabriquer des portes, des escaliers, etc. Cette dernière permettant, notamment, de fraiser des profondeurs jusqu’à 70 mm ! (vs les 28 mm max. de la DF 500).

Ce que j’ai aimé :

  • Le concept de la machine, beaucoup plus utile qu’on ne le croit !
  • La qualité de fabrication.
  • La compacité, surtout pour le stockage (en SYSTAINER).
  • Le câble d’alimentation « plug it », amovible.
  • La garantie Festool « all inclusive » de 3 ans (incluant une assurance vol).

Ce que j’ai moins aimé :

  • Le prix… (même si cfr. la conclusion ci-après).
  • Le raccord d’aspiration mal foutu.

Conclusion

La Festool DOMINO DF 500 Q est une machine qu’il faut apprivoiser. D’abord la connaitre, bien comprendre ses réglages pour ensuite la manier sans (trop) réfléchir. Même si, et c’est inévitable, vous ferez des erreurs en l’utilisant, croyez-moi ! Je le dis souvent : cette machine est tellement précise qu’elle ne laisse pas le droit à l’erreur.. humaine. Une inattention, un oubli et on fraise au mauvais endroit.

Pour ceux qui sont restés sur leur faim, je vous invite à parcourir mes différentes réalisations qui regorgent d’exemples d’utilisation de cette machine.

Je terminerai en parlant du prix. Oui, c’est une machine onéreuse mais je pense sincèrement qu’elle peut être « rentabilisée », même par un particulier comme moi. Un exemple ? J’ai fabriqué une table basse en chêne grâce à cette machine. Un meuble comme cela vaut dans les 400-500 euros. Sachant que j’en ai eu pour +/- 200 euros de matériaux, j’estime avoir « amorti » 200-300 euros, soit quasi 1/3 du prix de la machine. Après 3-4 meubles, j’en ai oublié l’effort prix initial…

Elle n’est donc, certes, pas indispensable mais reste une valeur sûre pour les passionnés de menuiserie !

A bientôt, pour d’autres articles, sur TravaillerLeBois.com.  😉

 

24 réflexions au sujet de « La fraiseuse Festool DOMINO DF 500 Q »

  1. Dexter

    Super article! Je viens justement d’en acheter une il y a peu après la lecture de l’un de tes autres articles. Je me suis précipité dans l’achat car en Angleterre on a la DF500 « normale » pour 630€ contre un bon 1000€ en magasin (vive le taux de change actuel).

    Il existe un adaptateur non officiel pour utiliser les petites fraises de la 500 sur la 700 (adaptateur que l’on peut avoir sur les forums pour 30-40€). Mais au pire, avec la 500 tu doubles ou triples les dominos et le tour est joué.

    Bel article bien détaillé. Utile pour mes futures utilisations.

    Répondre
    1. Alex Auteur de l’article

      Merci pour ta visite et commentaire, ça fait toujours bien plaisir !
      Mais, tu as vu, on trouve la DF 500 à 700 euros sur Amazon.fr.
      Oui, je connais l’adaptateur pour la 700 mais je la trouve définitivement trop lourde et encombrante, en tous cas pour mon utilisation.
      Alex

      Répondre
      1. Dexter

        Oui en effet tu as raison pour Amazon. Autant pour moi.

        Comme tu le dis dans ton article, la DF500 permet de faire un très grand nombre de réalisations. Qui plus est la XL demande un investimment. Ce n’est pas rien comme achat.

        Merci encore pour la découverte de cette machine.

        Répondre
  2. christian

    Super test!
    Question de néophyte qui commence a chercher une machine identique …quelle est la différence entre la festool , et une lamello (type dewalt) ? precison vraiment differente ?
    Merci les gens 🙂

    Répondre
    1. Alex Auteur de l’article

      Bonjour Christian,
      En ce qui concerne les DOMINO ou les lamelleuses, ce n’est pas vraiment la « précision » de la machine qui joue.
      C’est surtout le type d’assemblage qui n’est pas identique.
      Une lamelle ne « bloque » pas l’assemblage (au niveau mouvement latéral), alors qu’un Domino bien.
      La profondeur d’usinage d’un Domino est également plus importante qu’avec une lamelle.
      Après, on peut sans doute faire 80% des assemblages avec les deux machines sans réelle différence au final.
      Je n’ai jamais eu de lamelleuse mais je te défie de tenir les pièces assemblées à blanc comme dans mes deux exemples de l’article.. 😉
      Merci pour ta visite et ton commentaire,
      Alex

      Répondre
  3. Didier PILON

    Pour utiliser régulièrement cette machine depuis deux ans en tant que particulier dans la réalisation de divers meubles ou aménagements, je confirme totalement l’ensemble des informations précieuses et très pédagogiques apportées par Alex. Il y a un véritable bonheur à réaliser rapidement des assemblages parfaits avec la méthode des faux tenons aussi bien adaptés à des matériaux modernes comme le MDF que dans le bois massif. Personnellement j’utilise également des dominos en insert dans le MDF quand j’ai à visser un compas d’ouverture de porte par exemple, ce matériaux n’aimant pas du tout le vissage direct comme chacun le sait.
    Merci et bravo pour cet article

    Répondre
    1. Alex Auteur de l’article

      Merci, Didier !
      Ca me fait penser que j’ai même utilisé des DOMINO pour allonger des plinthes en MDF que je devais placer.. 🙂
      Utiliser une Festool DOMINO pour allonger des plinthes
      Merci pour ta visite et au plaisir,
      Alex

      Répondre
  4. RIC

    Bonjour ALEX,

    A l’époque j’ai acheté une lamelleuse MAKITA PJ7000 dont le coût est nettement inférieur à la Domino.
    Mais je suis une peu déçu de la précision.
    En effet il est difficile, par exemple, de centrer de façon rapide et automatique, la lamelle au milieu d’un panneau de 18mm.
    On devrait avoir une répartition parfaite 7/4/7mm (4mm étant l’épaisseur de la lame)

    Je voulais savoir si la Domino permettait un centrage parfait et ce de façon rapide et répétitive?

    Car en cas de non centrage parfait, on obtient toujours un petit décalage de 1 ou 2mm entre deux panneaux lors de l’assemblage.

    Je recherche une machine plus précise, plus rapide et répétitive…

    Merci pour ta réponse.

    Répondre
    1. Alex Auteur de l’article

      Bonjour Richard,
      Pour le fraisage en plein panneau, ce n’est pas (non plus) super évident avec une Domino.
      Il faut un peu de méthode… et utiliser une butée.
      Je te conseille de jeter un oeil sur cette vidéo :
      https://www.youtube.com/watch?v=HPTUhDGY6Rc
      Le problème de la Domino (mais c’est sans doute aussi le cas avec une lamelleuse), c’est que le moindre écart se répercute sur la précision de l’assemblage qui, lui, ne laisse pas beaucoup de place à l’approximatif.
      Bonne réflexion, 🙂
      Alex

      Répondre
      1. Dexter

        Bonjour,

        Si je peux me permettre, la Domino peut faire des « trous » plus larges. Je l’ai fait ce w-e et ça aide bien pour ajuster justement.
        Pour le reste, il est vrai qu’avec une butée la précision est rendez-vous comparé à un simple trait au crayon par exemple.

        Répondre
        1. Alex Auteur de l’article

          Les trous plus larges se font de gauche à droite et, pour ma part, c’est plutôt la précision dans le sens haut/bas qui peut être plus délicate.
          Mais, tu as raison, en utilisant une butée à la place d’un trait de crayon, ça fait le job ! 🙂

          Répondre
          1. RIC

            Juste!
            Comme je le disais avec la lamelleuse…
            Le problème est la précision haut/bas.
            Dans le sens gauche/droite il y a quelques mm de jeu permettant un bon ajustement.

            Je pensais que la Domino aurait pu répondre à ce problème de précision…

          2. Alex Auteur de l’article

            Je pense que, en milieu de panneau, tu auras toujours le problème avec des machines électroportatives.
            Maintenant, et je me répète, avec un peu de méthode et, pourquoi pas, un gabarit, tu peux arriver à faire des trucs très propres.

  5. Flo

    A noter que pour des gros projets, il est assez facile de fabriquer ses propres dominos avec une défonceuse sous table et un tasseau de hêtre à la bonne section. A 20 centimes le domino, ça peut vite faire des économies..

    Répondre

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