Quelle finition pour le bois ?

En tant que passionné du travail du bois, j’aime passer du temps à découvrir et apprendre les techniques de menuiserie ou d’ébenisterie. Je fais beaucoup de recherches sur Internet mais j’aime aussi lire des magazines et autres ouvrages dédiés.
C’est donc tout naturellement que, quand je mets les pieds dans une Fnac ou dans un Furet du Nord, je me dirige vers le rayon des loisirs et, plus particulièrement, du travail du bois.  🙂

Il y a quelques jours, j’ai trouvé un livre intéressant intitulé « Bois : guide des finitions » .

Livre "Bois : guide des finitions"

Il s’agit d’une publication de la revue Bois+ (Le Bouvet) qui traite, comme son nom l’indique, des finitions pour le bois.
Ce livre fait partie d’une collection appelée « La bibliothèque du bois » et proposant d’autres titres apparemment intéressants, comme « Comment travailler le bois », « Comment choisir le bois », « Les assemblages », etc.

Je ne vais pas, ici, faire un exposé complet sur le sujet (que je ne maîtrise d’ailleurs pas) mais je vais vous rapporter quelques informations apprises grâce à ce livre.

Après une brève introduction présentant les différentes étapes d’une finition, l’auteur du livre rentre dans les détails en décrivant la préparation du support : replanissage, ponçage, décapage, etc.

On y rappelle, entre autre, qu’un bon ponçage s’effectue en commençant, bien sûr, par le grain le plus grossier (par exemple P80) en finissant par le plus fin (par ex. P180) mais, toujours par étape successive. Il faut donc éviter au maximum de « sauter » plus d’une granulométrie, sous peine d’allonger le temps de ponçage mais, surtout, et d’avoir plus de mal à effacer les traces du premier passage…

Note : pour le travail du bois, les tailles de grain les plus courantes sont, succesivement, : P40-P60-P80-P100-P120-P150-P180-P220.

On peut également découvrir d’autres « astuces » comme une technique pour éclaircir le bois à l’aide d’eau oxygénée ; ou encore comment atténuer un coup dans un meuble en bois à l’aide.. d’un fer à repasser !

Le chapitre suivant traite, lui, des produits disponibles sur le marché. Et cette partie est plutôt intéressante car c’est souvent LA question qu’on se pose lors de la phase finale de fabrication d’un meuble : quelle finition vais-je utiliser ?

L’auteur explique qu’on peut, ou non, commencer par teinter le bois avec des solutions aqueuses, ou à base de solvants, tout en rappelant qu’il faut absolument éviter d’appliquer une teinte sur des traces de colle vinylique. Cette dernière ayant pour effet de boucher complètement les fibres du bois et donc d’empêcher la teinte de pénétrer. Mieux vaut donc essuyer le surplus de colle au moment de la mise sous presse ou… passer un peu de temps à retirer la colle sêchée à l’aide d’un racloir, par exemple.

En ce qui concerne les finitions proprement dites :

Le « fondur » (ou bouche-pores) est souvent appliqué en première couche (après une éventuelle mise en teinte) et est destiné à garnir rapidement les pores du bois. On l’utilise généralement pour fixer une teinte ou quand on désire obtenir une surface parfaitement lisse et brillante. A noter qu’un fondur sera toujours recouvert d’un produit de finition.

La cire est la protection la plus faible qu’on puisse apporter à une réalisation. Elle est, en effet, particulièrement sensible à l’eau et à la chaleur. Mais, par contre, elle a le mérite d’apporter une belle « patine » ou encore de la « chaleur » à un meuble et donc à lui donner du caractère…

Une petite remarque cependant : on peut quand même améliorer la résistance d’une finition cirée en appliquant, préalablement, une couche du « fondur » dont on a parlé juste avant.

Les huiles ne sont, à la base, pas beaucoup plus performantes que les cires en ce qui concerne la protection du bois sauf que la plupart des fabricants leurs ont ajouté des siccatifs qui accélèrent le « séchage » et le durcissement de ces huiles.
La finition huilée bénéficie, par ailleurs, de nombreux avantages : mise en oeuvre facile, ne forme pas de film, fonction hydrofuge et, ce qui est dans l’air du temps, elle est respectueuse de l’environnement.
Attention que la plupart des huiles altèrent la couleur en saturant la teinte du bois.

Petit rappel à propos de l’application d’une huile : on travaille généralement au pinceau, ou au chiffon de coton, jusqu’à saturation du bois. Puis, après environ une demi-heure, on essuie au chiffon, on laisse sécher et on recommence l’opération de une à deux fois (avec, de préférence, un léger ponçage intermédiaire).

planche a découper guitare

Les vernis, enfin, offrent sans doute la meilleure protection au détriment de l’aspect final du bois qui perd, souvent, un peu de son naturel en devenant plus « plastique ». Ce type de finition est dite « filmogène », c’est à dire qu’elle laisse un film sur la surface du bois.
A ce propos, on distingue principalement les vernis dont le film se forme par évaporation (comme les gommes laques ou les vernis cellulosiques)  et ceux dont le film se forme par réaction chimique (comme les vernis solvantés ou les vernis polyuréthanes, ceux-ci étant parmi les plus résistants).
Les vernis en phase aqueuse font partie d’une autre catégorie et ont comme principal constituant de l’eau. Ceux-ci possèdent de gros avantages : ils sont facile à nettoyer (à l’eau !), sans odeur et à séchage rapide. Autre caractéristique non négligeable : ils ne changent pratiquement pas la teinte du bois.

Le reste du livre traite de, ce qu’on appelle, les finitions « peintes » et des effets qu’on peut obtenir (céruse, effet craquelé, dorure, etc) ainsi que de l’outillage nécessaire à l’application de tous les produits évoqués (pinceaux, rouleaux à peindre, pistolets, etc,).

Voilà.

En ce qui me concerne, je suis plutôt fan des finitions à l’huile qui préservent plus, selon moi, l’aspect naturel du bois.
Mes expériences de pose de vernis ont souvent été synonymes de reponçages intermédiaires pour cause de « coulures » ou autres surépaisseurs disgracieuses ; problème que ce que je n’ai pas avec les huiles.
Je réserve donc les vernis pour les endroits qui seront fortement sollicités comme un escalier, par exemple.

Lors de la réalisation de ma table basse en chêne massif, j’ai utilisé une huile à base d’eau dont je suis très satisfait. Elle a très peu teinté le bois et semble bien résister aux « agressions » de la vie familiale.  🙂

Travailler le bois table chêne

Pour conclure, j’espère que ce petit aperçu vous aura donné envie de consulter ce type d’ouvrage spécialisé car la finition est une étape qu’on ne peut bâcler sous peine de nuire à la pérennité d’une réalisation en bois.

Si vous souhaitez vous procurer ce livre, il est notamment disponible sur Amazon.fr pour un coût relativement raisonnable compte tenu des informations pertinentes qui s’y trouvent.

 

3 réflexions au sujet de « Quelle finition pour le bois ? »

  1. mohou

    Bonjour,
    j’ai acheté ce livre qui est sympa, mais j’ai trouvé un autre (en anglais malheureusement) qui rentre dans les détails tout en restant accessible pour les débutants. Faire une recherche sur l’auteur ‘bob flexner’ sur amazon par exemple.

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  2. Pauline

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre article, je suis entrain de fabriquer une table pour l’intérieur de mon van, et je ne savais pas du tout quelle finition choisir !
    Je vais essayer de trouver le même type d’huile.

    Bonne continuation et félicitations pour vos réalisations.

    Répondre

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